Lettre de l'Epco Decembre 2009
Association Lacanienne Internationale ECOLE PSYCHANALYTIQUE DU CENTRE-OUEST
Nous vous communiquons le programme du Collège de psychiatrie de l'ALI qu'il nous a fait parvenir.
COLLEGE DE PSYCHIATRIE
JOURNEES DES 6 ET 7 FEVRIER 2010
Hôpital des Diaconesses, 18 rue du Sergent Bauchat - 75012 PARIS-
métro Montgallet ou Nation.
JOURNEES DES 6 ET 7 FEVRIER 2010
Hôpital des Diaconesses, 18 rue du Sergent Bauchat - 75012 PARIS-
métro Montgallet ou Nation.
LA FABRIQUE DE LA CLINIQUE : INCIDENCES LEGISLATIVES ET ENJEUX.
Le clinicien, formé jusqu'alors par ses maîtres à une séméiologie et à son histoire, se trouve aujourd'hui serré dans des exigences nouvelles qui peuvent paraître contradictoires et multiples.
Tout d'abord une exigence administrative d'évaluation s'impose à lui qui place au second plan un véritable travail clinique qui pourtant prépare et engage des soins de qualité. En effet l'usage à des fins avant tout statistiques de classifications des troubles mentaux et du comportement répartis en catégories définies uniquement par des listes de symptômes sans aucune référence à une théorie psychopathologique ou à l'histoire des concepts, entraîne la perte des repères sur lesquels, à partir de sa relation au malade, le clinicien se guide dans sa démarche diagnostique et thérapeutique. De nombreuses dénominations d'entités nosologiques proposées par les auteurs qui les ont écrites ont été abandonnées ou remplacées par de nouvelles dont le choix n'est pas toujours explicité mais non sans rapport parfois avec la mise sur le marché d'une molécule chimique censée y porter remède de façon spécifique.
D'autre part, au-delà de cette exigence administrative, le clinicien participe, comme simple citoyen, de la subjectivité commune, réglée, soutenue et validée par la production législative et réglementaire. Dans sa préoccupation d'adapter la législation aux mœurs et à la société civile le législateur est amené à déplacer, sans le savoir vraiment, des équilibres très fins qui règlent depuis très longtemps notre vie collective et ceci sans en mesurer très clairement les effets et les conséquences. Il s'agit, entre autres, de cette réglementation qui concerne le code de la famille et plus récemment, par exemple, l'entrée dans le code pénal de la notion d'inceste.
Il nous faut alors non seulement interroger cette exigence d'évaluation mais cette passion du législateur qui fait entrer dans des zones d'ombre des pans entiers de la séméiologie qui n'a plus, dès lors, la même lisibilité.
Et que peut-il en être, dès lors, du travail du clinicien pris dans les rets de ce tissu social et législatif?
Et quid alors de son éthique?
Dans un tel contexte la pratique des présentations cliniques s'impose comme un lieu crucial non seulement d'invention clinique mais de transmission.
Ces journées se proposent de faire un premier tour dans ces questions en essayant de prendre la mesure, non seulement de quelques repères, mais aussi de la logique qui les noue.
Tout d'abord une exigence administrative d'évaluation s'impose à lui qui place au second plan un véritable travail clinique qui pourtant prépare et engage des soins de qualité. En effet l'usage à des fins avant tout statistiques de classifications des troubles mentaux et du comportement répartis en catégories définies uniquement par des listes de symptômes sans aucune référence à une théorie psychopathologique ou à l'histoire des concepts, entraîne la perte des repères sur lesquels, à partir de sa relation au malade, le clinicien se guide dans sa démarche diagnostique et thérapeutique. De nombreuses dénominations d'entités nosologiques proposées par les auteurs qui les ont écrites ont été abandonnées ou remplacées par de nouvelles dont le choix n'est pas toujours explicité mais non sans rapport parfois avec la mise sur le marché d'une molécule chimique censée y porter remède de façon spécifique.
D'autre part, au-delà de cette exigence administrative, le clinicien participe, comme simple citoyen, de la subjectivité commune, réglée, soutenue et validée par la production législative et réglementaire. Dans sa préoccupation d'adapter la législation aux mœurs et à la société civile le législateur est amené à déplacer, sans le savoir vraiment, des équilibres très fins qui règlent depuis très longtemps notre vie collective et ceci sans en mesurer très clairement les effets et les conséquences. Il s'agit, entre autres, de cette réglementation qui concerne le code de la famille et plus récemment, par exemple, l'entrée dans le code pénal de la notion d'inceste.
Il nous faut alors non seulement interroger cette exigence d'évaluation mais cette passion du législateur qui fait entrer dans des zones d'ombre des pans entiers de la séméiologie qui n'a plus, dès lors, la même lisibilité.
Et que peut-il en être, dès lors, du travail du clinicien pris dans les rets de ce tissu social et législatif?
Et quid alors de son éthique?
Dans un tel contexte la pratique des présentations cliniques s'impose comme un lieu crucial non seulement d'invention clinique mais de transmission.
Ces journées se proposent de faire un premier tour dans ces questions en essayant de prendre la mesure, non seulement de quelques repères, mais aussi de la logique qui les noue.
Responsables: Dr Nicole ANQUETIL, Dr Jean GARRABE, Dr Michel DAUDIN et Dr Michel JEANVOINE.
SAMEDI 6 février à 9 heures 30: Perspectives historiques.
Présidence : Dr Nicole ANQUETIL.
Discutant : Dr François BENRAIS.
-Introduction des journées par le Dr Michel JEANVOINE.
- Dr Jean GARRABE : " Construction et transmission de la clinique ".
- Audrey DESMONS : " La démarche qualité dans un projet d'établissement ".
- Dr Michel DAUDIN : " Remarques et questions sur la démarche qualité ".
SAMEDI à 14 heures 30 : Les dispositifs de la clinique.
Table ronde sur les présentations cliniques animée par le Dr Michel JEANVOINE :
- Dr GILLAIN, Dr Didier de BROUWER, Bernard DELGUSTE et Pierre MARCHAL : " Une présentation clinique à OTTIGNIES ".
Avec: -Hubert de NOVION (Henri EY, Paris),
-Monique GRINARD (Paul GUIRAUD, Villejuif),
-Alain HARLY (Poitiers),
- Dr Marc CAUMEL DE SAUVEJUNTE (Montpellier),
et le Dr Bernard VANDERMERSCH (Paris) qui nous présentera son livre " Une année à l'hôpital " Ed. ALI.
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SAMEDI à 17 heures: accueil des nouveaux membres et assemblée générale du COLLEGE DE PSYCHIATRIE.
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DIMANCHE 7 février à 9 heures 30: Incidences législatives et conséquences.
Présidence : Dr Michel DAUDIN.
Discutant: Dr Marc MORALI.
- Michèle DOKHAN: " Le zapping, modernité du trauma ".
- Dr Jean Louis CHASSAING : " Poire d'angoisse et phobie limite ".
- Dr Nicole ANQUETIL: " A l'origine: Kretschmer… ".
- Jean PERIN: " Lois de santé et santé des lois ".
DIMANCHE à 14 heures 30: Incidences législatives et conséquences.
Présidence : Dr Jean GARRABE.
Discutant : Pierre Christophe CATHELINEAU.
-Jean Louis RENCHON:Titre en attente
-Dr Jean Pierre LEBRUN: " Les couleurs de l'inceste ".
-Dr Charles MELMAN: " L'inceste ne relève pas de l'interdit ".
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Droit d'entrée: 50 euros. Etudiants et internes: 30 euros. Formation continue 120 euros: n°11752504075.
Sur place ou en s'adressant au Dr Michel JEANVOINE, secrétaire du Collège de Psychiatrie :
17, rue Pierre Lescot -75001- PARIS.
Vous pouvez consulter le site du Collège de psychiatrie et y faire passer vos informations concernant vos enseignements à: collegepsychiatrie.com.
L'Ecole Psychanalytique du Centre-Ouest
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